Fichièr:Leptis Magna bilingual inscription, Delaporte 1806.jpg

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Français : Je pris au sud et montai les débris du temple de l'Amitié. J'étais à peine arrivé sur la colline qu'ils forment, que je mis le pied sur une pierre dure. Les caractères étrangers placés sous les caractères latins qui y sont gravés ont rendu ce monument si précieux à mes yeux, que je n'hésite pas à en figurer l'inscription. Elle est peut-être digne d'attirer l'attention. La voici telle quelle se trouve sur les lieux : elle a soixante-quatorze centimètres de long, sur soixante centimètres de hauteur.

Il est à regretter que ce ne soit qu'un fragment, car elle pourrait faire naître quelque éclaircissement sur l'écriture punique ou phénicienne, qui est, je crois, celle de cette inscription, parce que lingua panica quidquid terraram est à Cyrene usque ad Gades occupavit, « la langue punique se parlait dans l'espace « de terrain compris entre Cyrène et Gadès. »

Les caractères en sont très-purs et bien conservés, quoique la pierre qui en est enrichie soit profanée par les pieds des bêtes de somme, des troupeaux et des Arabes qui la foulent à toutes les heures du jour. L'inscription latine, et principalement le mot SUFF qu'on y lit, offre par elle-même quelque intérêt. C'est sans doute le commencement de suffes, suffet. Les suffets (mot hébreu qui signifie juge) étaient les premiers magistrats des Carthaginois. Ils jugeaient "en dernier ressort, exigeaient des généraux des armées qu'ils rendissent compte de leur conduite, et avaient, avant la conquête des Romains, une autorité absolue dans leur république.

Il peut se faire que, depuis, les Augustes, titre que prenaient les empereurs romains, se soient fait regarder en Afrique, par les peuples de ce pays, comme des suffets. Peut-être aussi n'est-ce que le nom de l'empereur lui-même. Cependant la meilleure et la plus complète histoire romaine, celle de la chute de l'empire romain, parle célèbre Gibbon, ne parle d'aucun empereur dont le nom commence par ces lettres. Il est aussi à remarquer que le titre d'Auguste se mettait immédiatement après le nom propre de l'empereur. La pierre est encore sur les lieux :je n'ai pas engagé les Américains à s'en saisir, parce qu'elle convient mieux à la France, si toutefois elle est jugée digne d'orner le musée Napoléon.

Jacques-Denis Delaporte, « Mémoire sur les ruines de Leptis Magna, régence de Tripolis de Barbarie adressé en 1806 à M. le prince de Bénévent », Extrait du Journal Asiatique, IIIe série, Imprimerie royale, 1836 pp. 13-14

Bibliogr. :

  • Attilio Mastino et Raimondo Zucca, « La Naissance de la culture épigraphique latine en Africa », dans Débuts de l'écriture au Maghreb: actes des colloques organisés par la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, 17-18 janvier et 18-19 avril 2002, Casablanca, Maroc Casablanca, 2004, p. 201 [« inscription latine et néo-punique, mentionnant un suffète anonyme et provenant du temple de Iuppiter Dolichenus, datable de l'époque de Domitien »] et note 70 (ISBN 9981-0-3574-5 Invalid ISBN) (en ligne).
  • Giorgio Levi Della Vida et Maria Giulia Amadasi Guzzo, Iscrizioni puniche della Tripolitania (1927-1967), Rome, 1987, p. 33-34, n° 9 (Monografie di archeologia libica, XXII) (ISBN 88-7062-612-1).
  • J. M. Reynolds et J. B. Ward-Perkins, The Inscriptions of Roman Tripolitania, Rome, British School at Rome, 1952, inscr. 349a (extract ; image) = CIL VIII, 00007 = IRT 00349a = AE 1954, 00183a
  • Abbé Arri, « Lettre [du 15 juillet 1836] à M. Quatremère (...), sur une inscription latino-phénicienne de Lepcis », dans Journal asiatique, [août] 1836, p. 143-158 (en ligne).
Latina: ] / [--- Vespasian]i f(ili--) Dom[[itian[---]]] / [--- flamen?] Aug(usti?) sufe[s?
Deutsch: Epigraphische Datenbank Heidelberg HD018125
Data
Font Jacques-Denis Delaporte, « Mémoire sur les ruines de Leptis Magna, régence de Tripolis de Barbarie adressé en 1806 à M. le prince de Bénévent », Extrait du Journal Asiatique, IIIe série, Imprimerie royale, 1836, p. 13
Autor Jacques-Denis Delaporte (1777-1861)

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